Les aliments diététiques pour chien

Alors qu’un aliment physiologique s’adresse à un animal en bonne santé, un aliment diététique est réservé à un animal atteint d’une pathologie, d’une insuffisance organique ou d’un déséquilibre métabolique (insuffisance rénale ou cardiaque, obésité). Le vétérinaire est le mieux placé pour le recommander.

"Comment un aliment peut-il agir sur la maladie de mon animal ? "

La composition de l’aliment a été étudiée pour corriger les déséquilibres liés à son affection. L’augmentation ou la diminution de certains nutriments permet de compenser les carences ou les excès dus à la maladie ou d’éviter l’apport de substances qui pourraient lui être néfastes. La santé de l’animal est améliorée. Comparez la composition de l’aliment prescrit par le vétérinaire avec celle d’un aliment physiologique pour un animal du même âge, vous verrez tout de suite la différence.

"Ces aliments contiennent donc des médicaments ?"

Non, ce ne sont pas des aliments médicamenteux. Ils ne guérissent pas l’animal, mais évitent l’aggravation de son problème. Certain, en corrigeant les troubles, peuvent même éviter la prise de médicaments et constituer l’essentiel du traitement.

"Si ce ne sont pas des médicaments, pas besoin d'une visite chez le vétérinaire "

L’ordonnance n’est pas obligatoire, mais l’avis du vétérinaire est indispensable, car leur composition est particulière. Certains aliments indiqués pour une affection peuvent aussi en aggraver d’autres. Donner longtemps à votre animal un aliment inadapté à ses besoins peut donc comporter certains risques. C’est pourquoi une consultation et un suivi sont conseillés.

"Mon chien a des calculs urinaires. J’aimerais essayer un autre aliment, qui est aussi pour calculs urinaires, en animalerie."

Si vous changez d’aliment, demandez son avis au vétérinaire, car donner un aliment inadapté peut avoir l’effet inverse de celui escompté, notamment dans le cas de cette affection. La lecture de l’étiquette n’est pas toujours suffisante.

"Comment savoir si cet aliment a des effets bénéfiques ?"

Afin de réaliser au mieux le suivi de l’état de santé de votre animal, le vétérinaire doit le revoir régulièrement et je peux vous proposer dès aujourd’hui une visite de contrôle (suivi du poids, prise de sang). Il faut appliquer les conseils d’accompagnement de votre vétérinaire, pour favoriser le suivi de l’animal (l’exercice pour un animal obèse, prise de boisson pour un insuffisant rénal, plusieurs repas pour l’obésité, les troubles digestifs).

"Dès que mon chien ira mieux, j’arrêterai de lui donner cet aliment"

Si vous trouvez que votre chien va mieux, parlez-en au vétérinaire avant d’arrêter de donner l’aliment, car il faut souvent le donner à vie.

"Le vétérinaire me l’a déconseillé, mais j’aimerais de temps en temps donner une friandise ou son ancienne pâtée à mon chien, qui n’aime pas cet aliment."

Donner une friandise ou un autre aliment peut être préjudiciable à la santé de votre animal. Il ne faut donner que cet aliment. C’est important de respecter la prescription du docteur. La texture est parfois un peu particulière (friable, croquettes volumineuses) et le goût n’est pas toujours idéal, car c’est la composition qui compte. On peut donner des trucs pour augmenter l’appétence, mouiller les croquettes, tiédir l’aliment, fermer les sacs entre deux repas pour conserver les arômes.

"L’aliment existe en boites et en croquettes. Puis-je alterner les deux ?"

La composition de l’aliment est la même sous forme sèche ou humide, seul le taux d’humidité change. Mais alterner brutalement boites et croquettes peut provoquer des troubles digestifs. Si un aliment existe sous ces deux formes, on peut les mélanger, avec l’accord du vétérinaire, et doser la ration, pour qu’elle corresponde aux besoins de l’animal.

Le mot de la fin :

  • Il est nécessaire de réaliser une transition alimentaire, sur 5 jours minimum.
  • Toujours suivre les prescriptions à la lettre, la quantité journalière, à donner, la fréquence des repas, le mode de conservation des aliments, déconseillez les friandises et assurez de la disponibilité de votre vétérinaire.
  • Source : Lorenza Richard pour la Dépêche Vétérinaire de juillet 2009