Les chenilles processionnaires

L’aire de répartition des chenilles processionnaires du pin (Tbaumetopoea pityocampa) s’étend, elle est maintenant bien implantée dans le Sud de la Seine-et-Marne et dans l’Est de l’Essonne, notamment en forêt de Fontainebleau et de Rambouillet. Ces chenilles, qui provoquent des défoliations principalement sur les pins, portent des poils urticants qui peuvent être à l’origine de démangeaisons voire de réactions allergiques chez l’homme et le chien.

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Les chenilles processionnaires

Les chenilles processionnaires peuvent être très dangereuses

Leurs poils urticants peuvent brûler les muqueuses de la bouche et gravement léser la langue.

Ces chenilles sont le stade larvaire d’un papillon qui pond en été aux extrémités des branches des pins. En grandissant, les chenilles se préservent des froids hivernaux en constituant un nid de soie à double paroi. La nuit, elles sortent pour entretenir leur abri et se nourrir des aiguilles de pin, occasionnant ainsi de gros dégâts dans les forêts.
Au cours de leur croissance, les chenilles ont de plus en plus de poils (jusqu’à 1 million). Ces poils sont urticants. Chaque poil est relié à une glande à venin. Ce venin, provoquant une nécrose tissulaire, est libéré lorsque le poil, très fragile, se casse. En cas de vent, des poils urticants infestant les nids peuvent être dispersés et tomber sur les promeneurs ou être inhalés.

Quand, au printemps, l’atmosphère se réchauffe, les chenilles, reliées entre elles par contact, descendent en procession le long du tronc. La colonie est conduite par une femelle. C’est la procession de nymphose, toutes les chenilles se tiennent les unes aux autres et se déplacent en longue file. Une file peut compter quelques centaines de chenilles. Au bout de plusieurs jours, elles s’arrêtent dans un endroit bien ensoleillé. Puis chacune d’entre elles s’enfouit dans un trou dc 10 à 20 cm pour ressortir en juillet-août de la même année sous forme de papillons. Le mâle et la femelle s’accouplent alors. Le mâle meurt un ou deux jours après. La femelle s’envole et va pondre entre 70 et 300 oeufs sur une branche de pin. Puis elle meurt à son tour.

Le chien peut se trouver en contact avec les poils des chenilles quand elles rampent à terre avant leur enfouissement, mais également quand il joue avec un nid tombé de l’arbre. Dans les minutes qui suivent, le chien est agité, salive beaucoup, se gratte, se frotte le nez par terre, puis vomit, des boursouffiures apparaissent sur la face, la langue se gonfle.

Si, à ce stade, rien n’est fait et si la quantité de poils urticants est importante, l’évolution peut être très grave. La langue du chien peut se nécroser (c’est-à-dire que ie sang ne circule plus à ce niveau) et le chien peut même en perdre un bout car une fois la langue nécrosée, elle peut tomber. Si un bout trop grand est touché, cela est très ennuyeux car le chien ne peut alors plus se nourrir.

Dernière mise à jour : Novembre 2021

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